mercredi 21 octobre 2020

UNE COMMANDE FAMILIALE

 Ma fille, Hélène me commande des poissons naïfs (dorés et argentés) à l'acrylique pour le mettre sur le mur noir de sa cuisine. C'est avec plaisir que j'essaie de lui composer cet ensemble de poissons en banc.

Si elle ne l'aime pas ce ne sera pas grave, je le garderai pour une exposition et je recommencerai un autre tableau... On verra ...


Version 22 : Acrylique au format de 70,5 X 35,25 cm

Hélène désirait un fond noir. J'avais le choix d'ajouter un 13ème poisson ou de mettre en place un coin lumière. J'ai choisi cette dernière option pour m'amuser et innover... Pas sûr que ça plaise à ma commanditaire car graphiste de métier, elle possède un cerveau très structuré sur le plan décoratif... Cela veut dire qu'elle n'aime pas tout dans mes compositions et son œil ne se trompe pas ! J'ai tout intérêt à la satisfaire...

Dernière nouvelle: ma fille me demande un fond uni noir : c'est fait :


Mon fils, Alexandre, voyant ce tableau, m'en commande un immédiatement mais avec des poissons allant dans tous les sens. 

Il est nécessaire de structurer ce désordre apparent. J'ai donc découper 13 gabarits dans du carton pour mettre en place ma composition. C'est du "Bazard" organisé à partir des diagonales tant au niveau de la mise en place que des couleurs.

Travailler sur commande pour mes enfants est un immense plaisir car je sais que ces tableaux répondent à leurs goût. Mais c'est la 23ème version de cette série et cela suffit peut-être même si pas une n'est la réplique d'une autre ?

-Version N° 23 : Acrylique-
-Format : 82 X 35,25 cm-


Actuellement je partage mes journées entre la peinture et mes blogs (Voile-Art-Rouen-Politique). Je n'ai pas une minute pour ne rien faire. En fait, entre simplement exister et vivre, j'ai choisi une vie intense.

Fragilisé, je sais que mes jours à venir sont peut-être comptés et que ce serait très négatif de laisser s'enfoncer un coin d'angoisse face à la maladie, face à la dépendance, face à la mort.

Je choisis de mener ma barque au gré des opportunités sans angoisse (vaine) de l'après inéluctable. Peut-être est-ce une attitude philosophique s'apparentant à de la sagesse ? 

Vivre ça vaut le coup car c'est aimer, c'est agir et c'est creuser son sillon. seul celui-ci gardera peut-être une trace à travers ma peinture. Exister seulement alors que j'affronte de sérieux problèmes de santé serait subir sans pouvoir sourire à la vie... J'aime les sourires de mon épouses, de mes enfants et petits-enfants car ils sont heureux... 



jeudi 15 octobre 2020

CONTINUITE NAÏVE

 


Gros Travail accomplis en une semaine avec 6 compositions acryliques de style naïf destinées à l'équipe médicale du Service d'hépatologie dans lequel je suis suivi toutes les 5 semaines. Je mets en moyenne 8 h pour finaliser un tableau peint sur bois. J'ai donc travaillé au moins entre 48 et 50 h.  


Anémones naïves : Acrylique format :  35 X 41,5 cm-

Se renouveler n'est pas évident car l'objectif est d'offrir ces acryliques. 

Pour ces anémones, j'ai en tête une composition organisée avec les diagonales mais c'est la première fois que j'utilise l'acrylique. Il a donc fallu sans cesse improviser sans pouvoir conceptualiser l'image finale. Mon seul but : que ça plaise à une infirmière ou une aide-soignante. Les couleurs sont l'expression des émotions tout comme les notes pour la musique. 

-Version 18 : Poissons naïfs- Acrylique: format : 35 X 41,5 cm-

Je continue cette série de poissons car elle plait au personnel soignant du CHU Charles Nicolle de Rouen où je suis hospitalisé en alternance pour des interventions sur l'œsophage. J'en ai offerts 5 et je dois en prévoir 6 pour le 3 novembre. 


-Régate de voiliers en style naïf - Acrylique de format : 41,5 X35 cm-

Ces voiliers sont traités avec la même approche naïve que la série des poissons. C'est le sujet qui change mais la recherche de la lumière, de ses contrastes et de ses renvois de couleurs est de même nature.


-Version 19 : Presque identiques et pourtant ! cherchez les différences ?

- Version 20 : En peinture dite artistique, il ne faut surtout pas vouloir peindre d'une façon répétitive- (Format : 37 x 20 cm)

Les apparences sont donc trompeuses car pas un seul tableau sur le thème des poissons n'est une copie...

-Version 21-

Cette dernière composition (21) va sans doute être retouchée. Je n'ai pas su m'arrêter... Il y a une sorte de décadence dans ce tableau. Il manque singulièrement de simplicité et de spontanéité.

 Il faut donc dans un premier temps prendre un peu de recul pour l'évaluer et voir ce qu'il faut changer... J'ai le temps avant le 3 novembre pour ne pas rater mon coup. 

-Version 21 retouchée de mes poissons naïfs-
c'est beaucoup mieux même si le dessin demeure trop lourd !


Offrir de telles réalisations est une façon d'exprimer ma gratitude car fin février j'ai frôler la mort avec une sérieuse hémorragie. Elle se répète et le moral donc en prend un coup.  Pourtant ! je ne bois pas une goutte d'alcool et une cirrhose du foie implique tous ces ennuis : dans les pathologies il y a une grande part d'injustice.

Je ne sous estime pas mes réalisations en les offrant à ces personnes qui sauvent des vies.

 Le contexte sanitaire est préoccupant et les soignants sont au cœur du combat sanitaire mais aussi, de notre responsabilité de notre avenir collectif... Les individus qui refusent d'appliquer les mesures sanitaires avec la distance physique, le port du masque, l'hygiène élémentaire portent une lourde responsabilité vis-à-vis de la vulnérabilité de personnes fragilisées et des équipes médicales qui sont en première ligne, donc soumis au risque de contagion. 

Le rebond approche les 40 000 personnes contaminées. Je ne comprend donc pas le déconfinement du 11 juin. 

Le bon sens aurait suffit en rendant obligatoire le port du masque dans tout lieu publique, commercial, ou de production même en plein air. 

Le gouvernement fait peut-être ce qu'il peut mais manque singulièrement  d'à propos et d'anticipation car le rebond actuel n'était pas évitable avec le relâchement et l'irresponsabilité généralisés.

Confiné depuis le 28 février, je pense que j'en ai jusqu'à l'été 2021 ! 

Heureusement je sais m'occuper et je ne m'ennuie pas. Mon épouse est aux petits soins et je l'admire tous les jours d'avantage. 

Mon ami photographe, GI-HEFF, prit de nous ce cliché qu'il détourna avec cet humour qui dit tout.



La peinture m'aide donc à supporter cet isolement social et sanitaire. 
Je sais aussi que je ne dirai jamais assez merci à l'équipe médicale qui me soigne et lui offrir mes petits tableaux me permet de me mettre au travail plus facilement car ça me donne un coup de pied aux fesses pour me motiver. (15 et 18 /10/ 2020)

dimanche 20 septembre 2020

RECHERCHE PICTURALE

 Hospitalisé plusieurs fois dans le service d'hépatologie suite à trois hémorragies digestives depuis 6 mois, je peux apprécier les qualités humaines et professionnelles de l'équipe, allant de l'agent hospitalier, à l'aide soignant, à l'infirmier et à l'interne sans oublier les binômes de nuit. Ce qui me frappe, c'est l'esprit de corps de cette équipe pluridisciplinaire. 

Le patient que je suis essaie de donner le moins de travail possible à ce personnel hyper-compétant tout en reconnaissant sa disponibilité alors que la dépendance, avec tous les branchements et transfusions pour les gestes les plus simples est une pesante contrainte.

Après un rapide soudage, ce sont mes compositions sur le thème des "POISSONS" qui plaisent...Et je veux exprimer ma gratitude en les offrant peu à peu au personnel qui s'occupe de moi

Donc j'ai travaillé en essayant différentes techniques pour aboutir au même résultat : lumière, couleurs, graphisme simplifié.

Comme cela, c'est amusant et je ne m'ennuie donc pas à faire et refaire le même sujet pour la dix-septième fois (mon épouse ne comprend pas cette obstination car elle ne peut en percevoir l'intérêt technique). 

Version 10 : acrylique

Cette peinture naïve n'a rien de simple : elle doit être avant tout décorative et intuitive. Même si aucune contrainte représentative ne s'impose, tout doit sembler spontané et sobre... C'est ce qui me plait dans cette recherche picturale...

Ma petite fille Albane âgée de 9 ans élabore elle aussi un tableau de ce style. Elle pose ses couleurs avec la spontanéité requise pour une expression ressentie.


Cette composition fut choisie par Fabienne, la maman de ma belle-fille, la grand-mère d'Albane. Elle migrera donc à Fontaine-Guyon, près de Chartres et c'est l'occasion de répéter que c'est un immense honneur que l'on choisisse une de mes réalisations pour la crocher dans une des pièces d'une maison : que demander de mieux pour un artiste-amateur ?


Ces six autres acryliques sont destinées au personnel soignant du CHU de Rouen que je rencontrerai le 6 octobre pour une nouvelle intervention médicale... 
Comment me renouveler ? C'est toute la question... 
Tout simplement en changeant de méthode à chaque composition même si ça ne se voit pas au final/

Version 11 : acrylique

Version 12 : acrylique

Cette Version 13 : acrylique fut choisie à Houppeville

Version 14 : acrylique

Cette Version 15 : acrylique fut choisie par ma fille à Houppeville

Cette Version 17 : acrylique fut choisie par mon petit-fils et sa fiancée.

Pourquoi ne pas se lancer sur une recherche picturale avec une autre thématique ?
Les accords de couleurs ne me posent plus de problème, je pense que je réussis à les associer. 
Les contrastes sont maîtrisés et me permettent de jouer avec la lumière. 
Donc tournons la page des poissons et tournons-nous vers une nouvelle aventure... Facile à dire, pas évident à appliquer...


jeudi 10 septembre 2020

 


PROTOCOLE SANITAIRE

DE L’ASSOCIATION "ART & TOILES" 

DE BOSC-GUERARD-SAINT-ADRIEN 

FACE AUX RISQUES DU COVID-19

 


D’après le décret du 10 juillet 2020 et les arrêtés préfectoraux du 20 juillet et du 14 août 2020, l’association « ART & TOILES » , en accord avec l’autorité communale de Bosc-Guérard-Saint-Adrien, met en place le protocole sanitaire devant s’appliquer à ses adhérents.



Ceux-ci devront obligatoirement le pratiquer à partir du 17 septembre jusqu’à la levée de toute restriction par les autorités préfectorales  et communales. Le but de ce protocole est de permettre autant que possible la reprise des activités associatives en écartant tout contact avec le public.

 

Les mesures sont les suivantes :

  1. Tout adhérent présentant des symptômes évocateurs (toux, éternuement, essoufflement, mal de gorges, fatigue, troubles digestifs, sensation de fièvre...) après son passage dans la salle communale mise à la disposition du groupe de peinture doit avertir impérativement la responsable de l’association, s’isoler immédiatement, respecter les mesures barrières et appeler un médecin pour mettre en place une alerte sanitaire si nécessaire. La présidente de l’association doit donc prévenir immédiatement l’autorité communale.
  2. Pas de visites extérieures au groupe (et éventuellement pas de rassemblement supérieur à 10 personnes sans autorisation préfectorale).
  3. Pas d’organisation officielle d’exposition ouverte au public tant que la commune n’en donne pas l’autorisation (les rencontres se font donc à titre amical).
  4. La distance physique de un mètre entre les artistes s’applique dès leur arrivée sur le parking de la mairie.
  5. Pas de serrement de mains, d’embrassades et de contact physique entre les adhérents...
  6. Port du masque obligatoire dans le local fermé mis à la disposition de l’association (pour rappel, la visière n’est pas alternative au masque).
  7. Interdiction stricte de prêter son matériel individuel de peinture, même après désinfection.
  8. Les meubles, chevalets, ustensiles, matériel électrique (interrupteurs) poignées des portes touchés lors de la séance peinture doivent être désinfectés au liquide hydro-alcoolique après l’activité.
  9. Une bouteille de liquide hydro-alcoolique sera disponible et à utiliser systématiquement avant, pendant et après l’activité.

  10.  Ces mesures sont strictes mais nécessaires dans le contexte actuel. Elles permettent aux adhérents de « Art & Toiles » de peindre dans le respect, la sécurité et le plaisir en se protégeant et limitant les risques de contagion.

Fait à Bosc-Guérard-Saint-Adrien le 1er septembre 2020 

La Présidente

Evelyne LEBRIS



Si je demeure confiné depuis le 28 février à cause de ma vulnérabilité médicale, je suis toujours membre actif de ce groupe d'artistes amateurs sauf que je peins chez moi.



Hospitalisé en urgence quelques jours suite à une hémorragie digestive, j'ai reçu cinq commandes de compositions picturales sur le thème des "poissons". 

Approfondir la technique pour améliorer le jeu de la lumière et de la transparence tel est l'enjeu de mes recherches picturales actuelles.


 

L'expression artistique naïve convient parfaitement à cette exploration des possibles en simplifiant le dessin, fondant les couleurs, équilibrant les contrastes, donnant une énergie de mouvements... 

C'est un travail de recherche très intéressant pour le peintre car il est libre comme l'air dégagé des contraintes classiques : pas de perspectives, pas de conventions de mise en page, pas de nécessité de représenter une réalité. 

Tout devient ressenti et il s'agit seulement d'émouvoir celui qui regarde mes compositions. Et jusqu'à maintenant toutes ont trouver un preneur...

vendredi 28 août 2020

UNE NOUVELLE COMMANDE


Ma cousine et filleule Anne-Hélène, qui fabrique de supers fromages en Isère, aime ma série d'acryliques sur le thème des "POISSONS".



Version 8 : acrylique


En visite en Normandie venant des environs de Vienne au sud de Lyon, je me suis fait un plaisir de lui peindre aujourd'hui cette composition naïve d'une façon assez spontanée et partant à la conquête de la lumière et des contrastes. Si ça lui plait, ce tableau peint sur du contre-plaqué ira rejoindre chez elle, à Ezin-Pinet, un couple de cigognes façon coréennes...
Cette aquarelle sur les cigognes m'a demandé une technique précise. Tout doit être traité une touche au lavis légère pour la transparence de l'espace. C'est une peinture de rigueur qui demande de la concentration mentale sont les champions sont les asiatiques.

La peinture naïve n'est pas sur ce registre. Ce qui compte c'est le ressenti et se laisser guider par l'improvisation créative. J'aime cette spontanéité mais c'est aussi très exigent car il faut aboutir à une harmonie picturale qui ne doit pas laisser le regard de ceux qui croisent mon tableau indifférent. 

Quand je vois l'ensemble de mes compositions de la série des poissons, je perçois le défi pictural qu'impose l'expression dite à tort naïve.
Ce n'est pas facile d'être simple ; pour un adulte c'est même impossible.

Les poids de l'éducation et des conventions sociales, celui de la culture acquise, des épreuves subies, et du bonheur donné sont autant de paravents qui bloquent le rayonnement de la spontanéité.
Mon épouse qui me voit peindre des séries thématiques, des bateaux et des poissons, depuis six mois ne comprend pas ce besoin de répétition pour parvenir à rêver cette simplicité qui n'a nul besoin d'être simple...Il faut seulement que mes poissons atteignent la sensibilité de ceux qui les découvrent...




vendredi 31 juillet 2020

REPRISE D'UN TABLEAU

Je n'étais pas satisfait de cette version sur le thèmes des poissons. Je l'ai donc reprise aujourd'hui pour trouver un nouvel équilibre pictural, une simplification du contour des poissons et surtout une nouvelle lumière.



Version 7 : acrylique



Et cela me convient beaucoup mieux...

Pour une réalisation naïve l'équilibre est toujours difficile à trouver : il faut garder une part  de spontanéité tout en réfléchissant...

En passant de l'ombre à la lumière, du noir profond au bleu, turquoise avec un reflet jaune pour la transparence permet aux dix poissons tourbillonnants de donner une impression de dynamique et de joie de vivre.

Passer de la rigueur classique de l'aquarelle à cette liberté picturale est jubilatoire et me remotive... Ma Belle-fille, Emilie est partie avec ce tableau qu'elle mettra dans le cabinet de travail de mon fils. J'en suis fort aise...





lundi 20 juillet 2020

LES POISSONS : des commandes

Une de mes infirmières venant pratiquer des soins est sensible à un de mes tableaux. Depuis le mois de mars je n'avais plus l'énergie nécessaire pour peindre. "Pauline" m'a remotivé et j'ai réalisé cette composition à l'acrylique pour lui donner à choisir entre deux tableaux : (Version 3 ou 2)

Version 3 : réalisée dans mon atelier

Version 2 : réalisée dans l'atelier "Art et Toiles de Bosc-Guérard"


Je crois qu'elle préfère une version antérieure (2) : à elle et son conjoint de choisir.
J'en ai profité pour changer ma technique pour peindre l'eau et dessiner une mise en place du banc de poissons plus dynamique. J'ai "osé" utiliser une couleur rose fluo. L'ensemble a séduit ma famille ... ça fait plaisir ...


Version 4 : réalisée dans mon atelier

Enfin je garde pour mon salon la première acrylique naïve du genre (1) qui me parle car elle fut réalisée spontanément :


Version 1: réalisée dans mon atelier


Dans un tout autre registre, ma fille a emporté chez elle une acrylique et encre de chine représentant ces "combattants" (5) s'accouplant.


Version 5 : réalisée dans l'atelier "Art et Toiles de Bosc-Guérard"



Version 6 : aquarelle réalisée sur le vif dans l'atelier "Art & Toiles"


Mon épouse a du mal à comprendre le travail créatif impliquant le même centre d'intérêt avec une série thématique. 

Pourtant si on regarde de près ces cinq tableaux, en dehors du fait qu'ils sont d'expression naïve, leur technique picturale n'est jamais la même car il y a une grande part d'improvisation et c'est cette dernière qui m'intéresse avec sa liberté et ses risques...

Fatigué, sans force actuellement et confiné chez moi depuis le 10 mars, je remercie donc "Pauline" et mes enfants de m'avoir donner un coup de pied aux fesses pour me remettre au travail. Le désir de peindre est revenu...

dimanche 26 avril 2020

PRIX DE LA RECHERCHE CONTRE LE VIRUS

Rassurons-nous : les idées les plus simples sont les plus géniales !





Se laver le corps du Covid-19 est tellement évident que l'avenir radieux débarrassé de toute crainte est assuré : il suffit d'écouter l'éminent professeur de médecine Donald TRUMP qui déclare très sérieusement le 23 avril pendant sa conférence de presse une perspective très intéressante !

"Je vois un désinfectant assommant le coronavirus en une minute ! Et est-ce qu'il a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l'intérieur du corps : presque un nettoyage ? Comme vous le voyez, ça pénètre dans les poumons avec un énorme effet. Il serait intéressant de vérifier... 
Les ultraviolets ou une autre lumière très puissante qu'on projette à l'intérieur du corps...supposer qu'on mette de la lumière dans le corps, ce qu'on peut faire avec un scanner... Je pense qu'il faut le tester... La lumière tue le virus dans la minute, c'est sacrément puissant !"

Avec plus de 200 000 morts dans le monde dont 53 000 aux Etats-Unis, les Américains reconnaissent-ils au moins leur chance inouïe d'avoir "La Lumière du Monde" comme président ?

Merci Monsieur Trump, si j'attrape le covid-19, je bois immédiatement un litre d'eau de javel, je tue effectivement immédiatement cette vacherie certes ! 
Mais, monsieur le Président, la mort me brûle d'un feu intérieur dans d’atroces souffrances : Vous me donnez une idée marrante pour me suicider dans lumière et quitter la vie dans la joie...En attendant, protégez bien vos yeux de toute Lumière Monsieur Trump car on a vraiment besoin de votre vue géniale...

J'espère que ce singulier chercheur décrochera le Prix Nobel de Médecine... ou  un autre prix, mais devinez lequel ? 
Il est génial ! NON !
Ce n'est qu'un homme après-tout... Mais il est à la tête de l'Etat le plus puissant de notre planète... (Jean Louis Richard)

dimanche 29 mars 2020

L'HUMOUR EST-IL PERMIS ?


Mes doutes, je ne résiste pas à les exprimer ! 
Comme tout faux jeton j'en ai honte ! 






Mais moi aussi je tiens à vous rassurer : les virus sont aussi vieux que les bactéries et tant qu'il y aura de la vie ils nous emmerderont car ils sont très intelligents comme nos élus et savent muter... Pas nous !

 Mais au moins, nous aurons dorénavant tous des masques...
Merci Monsieur le Premier Ministre ! 




Mais comment croire que la science sera plus forte que la nature ?
Comment croire que nos frontières nous protègent  qu'elles soient fermées ou contrôlées?
Mon humour est bien noir, j'en conviens... mais la réalité n'est pas transparente non plus.


-Mais 90% des programmes sont nuls... Tout va bien Mme la marquise !-

vendredi 27 mars 2020

FEMME-FEMME- Je vous aime !

"Profitant" du confinement, ce dessin symbolise, après un mois d'arrêt, le retour du désir pictural. 

Sans me casser la tête, inspiré par Paul Klee, je l'ai improvisé sans savoir où j'allais... Est-ce bon ? Je ne sais... 

Il faut me déposséder de ce dessin pour soit l'aimer peut-être ? 
Soit le mettre au rebut, sans doute ?

 Mais ce qui compte c'est m'amuser en toute simplicité et ne pas m'ennuyer sans contact extérieur depuis le 28 février et mon retour d'hôpital le 10 mars...

Le "Covid-19" implique un confinement d'au moins un mois, la suppression de tous mes engagements, l'absence de rencontre avec la famille et les amis et cette situation inédite renvoie à l'essentiel.

J'ai envie de peindre, d'écrire sans garde-fou et de me battre contre les pseudo-intellectuels qui pensent détenir la Vérité, la Justice, la bonne Conscience, les clefs de l'Art... Ils croient décoloniser l'expression artistique, établir l'égalité homme-femme,imposer un rapport de force en faveur des minorités au nom d'une idéologie pseudo antiraciste...
Heureusement pour moi, ces féministes, ces antiracistes, ces révolutionnaires de tous poils ne visitent pas mon blog. 
Les défenseurs des minorités ethniques  ne vont pas me tomber dessus... 
Je ne suis pas un artiste assez réputé pour les intéresser et qu'ils me dénoncent comme un facho, un raciste.

Malheureusement, toutes les expositions auxquelles je devais participer sont évidemment supprimées. J'avais l'intention de provoquer les tenants de la tyrannie pseudo-intellectuelle actuelle en présentant des réalisations à contre-courant... C'est partie remise.

Mais je publie, ci dessous, ce que je pense même au risque de passer pour ce que ne suis pas.

LA NOUVELLE TYRANNIE INTELLECTUELLE

Autrefois, l'Eglise dominait l'ordre moral en Occident et imposait une censure. 
Ce temps est fini mais une très inquiétante mode de pensée envahit, via le monde anglo-saxon, l'espace de la création artistique, littéraire, philosophique. 

Il y en va de la liberté tout simplement.

Dans ma famille, des neveux et des nièces se réclament de ces mouvements au nom de la modernité et du gauchisme révolutionnaire.
Je déteste cette tendance de faire table rase des apports culturels certes contradictoires mais bien réels de notre passé.

Prétendre réécrire, mettre à l'index, relire, interdire au nom du progressisme est une censure insupportable mais de plus en plus pratiquée par les milieux pseudo-intellectuels qui se masturbent les méninges faute d'authentique esprit créatif.

Je ne résiste pas à citer Leo Muscato qui a osé mettre en scène à Florence une version "féministe" de Carmen : "Le directeur du théâtre voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen car il estime qu'à notre époque, marquée par les violences faites aux femmes, il n'est pas concevable d'applaudir le meurtre de l'une d'elles." C'est donc Carmen qui tue don José et non celui-ci par jalousie la jeune bohémienne !  

On décroche dans certains musées des œuvres jugées racistes ou antiféministes. Par exemple la National Gallery de Londres a affiché des panneaux dénonçant  Gauguin "tirant parti de sa position d'Occidental privilégié pour profiter de toutes les libertés sexuelles."

Encore plus significatif de la masturbation intellectuelle incroyable du moment : le très sérieux président du musée du quai Branly, Stéphane Martin, qui n'est pourtant pas idiot déclare :"je souhaite que le musée se colorise, nous sommes trop blancs !"

Je ne rêve malheureusement pas : Marine Bachelot Hguyen, auteur et metteur en scène écrits au masculin ne lui en déplaise, transforme l'essai en imaginant " faire émerger les mécaniques ambiguës du racisme occidental, incarné par un godemiché translucide." Elle prétend rendre "sensible les théories féministes, antiracistes, décoloniales dans des luttes motivantes qui fassent avancer l'égalité homme-femme."

Enfin, incroyable mais vrai,  Kader Attia accuse l'Occident d'avoir créé l'image virtuelle "d'un arabe sanguinaire et fourbe, ou d'un noir anthropophage." Selon lui, si Daesh se met en scène d'une manière si barbare, c'est parce que les occidentaux regardent les orientaux comme de cruels montres. 

Ce renversement culturel d'une prétendue élite intellectuelle gauchisante est tellement outrancière que l'on pourrait en rire mais c'est grave car destructeur des repères historiques, politiques, artistiques de notre temps. 

L'histoire du cinéma, du théâtre, de la littérature, des arts plastiques, lyriques s'inscrit dans un milieu, une époque, une sensibilité et doit donc être respectée en tant que patrimoine culturel.

Ce ne sont plus les affreux conservateurs catholiques qui censurent. 
La production artistique est révisée par le radicalisme des antiracistes et des féministes qui se réclament du gauchisme idéologique. 




C'est un paradoxe car sous le prétexte de combattre les préjuges racistes et sexistes, de défendre les minorités, ils prétendent "décoloniser les arts". 
Les féministes veulent liquider la domination des mâles en instituant un universalisme humain où il n'y aurait plus de distinction entre le sujet et l'objet, entre un petit garçon et une petite-fille, entre un paysan et un industriel, entre un blanc et un noir....

"Homme + femme = vie", cette formule vieille comme le monde,  moteur de la création, cet espace, cette différence devient l'ennemie du progrès.

Pourtant l'art ne doit pas se soumettre  à un jugement moral ni à une évaluation idéologique. 

L'appropriation de la beauté est narcissique dans le milieu où vit l'artiste, dans un espace-temps avec un sujet et un objet. Ce n'est pas une lutte idéologique car celle-ci n'est qu'éphémère, illusoire et soumise à la tyrannie dominante. 
L'art est avant tout l'expression d'une liberté assumée. 

Souvent à contre-courant, c'est pourtant l'art qui restera le témoin d'une époque. Souvenons-nous par exemple de l'Impressionnisme du XIX° siècle...

Je ne me sens donc pas coupable d'être un homme, blanc, privilégié non marginalisé. J'assume pleinement ma condition sociale qui m'a ouvert à la culture occidentale, à son histoire même avec tous ses excès, ses crimes, ses convulsions sociales. 

Je suis né au temps des fours crématoires de la Shoah mais je ne me sens pas coupable de crime contre l'humanité. 

J'ai vécu la guerre d'Algérie mais je ne suis nullement responsable de ses atrocités. 

Je suis blanc dans mon pays et je l'assume sans me sentir raciste et je respecte les minorités.

Enfin, l'Histoire n'est pas coupable ! La repentance est une vaste connerie !

Aujourd'hui je mesure la chance d'être Français mais je respecte aussi toutes les autres cultures car elles sont une part d'humanité. 

Heureusement la différence est au cœur de la vie. 



Cette différence nous la vivons harmonieusement avec mon épouse depuis 50 ans. Depuis 13 jours nous sommes confinés par les mesures sanitaires contre le virus Covid-19 dans un vis-à-vis qui renforce notre cohésion, notre complémentarité et notre admiration d'avoir l'autre comme miroir. C'est la confiance de l'amour réciproque mais heureusement nous- nous surprenons toujours dans nos différences. C'est le mystère de la vie de couple réussie. 

Pas question de libération de la femme (ou de l'homme) entre nous car depuis toujours la liberté et la responsabilité nous habitent avec le plaisir de vivre. Nous ne sommes pas dans un rapport dominant-dominé mais dans celui de la différenciation complémentaire et indispensable de l'un à l'autre.


Si cette dérive idéologique antiraciste et féministe complètement démente devient dominante, l'Occident est foutu ! En attendant nous trinquons à votre santé !



mardi 24 mars 2020

INCERTITUDES-ISOLEMENT-ATTENTION

Le silence est impressionnant, sidérant, renversant tous les repères et nous met face à un inconnu stupéfiant.

Mais au moment même du confinement, je redécouvre ce qui me relie profondément à la nation à travers une solidarité unanime avec nos forces de santé, de sécurité, de services publics,de la chaîne alimentaire.

Cette cohésion du pays très concrète montre que les français sont responsables et comptables de l'attention aux autres, aux plus fragiles, à leurs voisins, même si une naturelle anxiété aurait pu les plonger dans un égoïsme individualiste.

Dans le silence de nos villes, des hommes et des femmes sont engagés pour nous sauver.
Les visages masqués de nos soignants fidèle à leur vocation, les policiers sans masque patrouillant et verbalisant les irresponsables, les employés des chaînes alimentaires travaillant la peur au ventre, les responsables politiques prenant des décisions, les chercheurs infatigables, les éboueurs... montent qu'ils sont en première ligne et que nous leur devons notre avenir.


Et le désir de peindre dans tout cela ?
L'artiste peut devenir un témoin si l'actualité l'inspire. 
Comment exprimer des ressentis contradictoires : l'isolement, le silence face à l'élan de solidarité ? 
Pour le moment je ne le sais pas..
Toutes mes certitudes sont à terre..
Je pensais peindre un beau nu au milieu de fleurs pour évoquer la fragilité d'une vie éphémère : Pourquoi pas ?
Mais face à la progression exponentielle du covid-19 ce serait une provocation bien désuète alors que la France est à l'arrêt... 
Mes pinceaux sont donc au repos tant qu'une frénésie créative ne s'empare de mon esprit. Je pensais faire le portrait d'une jolie infirmière masquée, mais là encore faut-il que l'esthétique soit au service de la cause.
Peut-être devrais-je rompre avec ce que je peins d'habitude ?
Comme tant de français, je suis un peu, beaucoup, désorienté, démuni mais "Je reste chez moi !"

samedi 21 mars 2020

COVID-19

Les musées fermés, les ateliers artistiques suspendus, la pandémie du coronavirus stoppe nette toutes les expositions programmées avant l'été.
Bien sûr ce sont des moindres maux face à la terrible menace de plusieurs milliers de morts annoncés.

Chaque artiste reste donc chez lui confiné, s'il continue à chercher, à imaginer, à créer, il le fait différemment car il se concentre sur lui-même.

Cette situation est paradoxale car un peintre dessine une "oeuvre" destinée à être vue, un chanteur s'exprime pour être entendu et un artiste n'est pas fait pour se replier sur lui-même.

Obligé de rester chez moi sans contact autre que mon épouse, j'en profite pour ouvrir une nouvelle rubrique consacrée au rapport entre l'art et la culture biblique.

Sur un plan personnel, j'ai annoncé à ma famille que si la mort me choisissais durant cette crise, je ne souhaitais pas passer par le circuit habituel d'une célébration religieuse d'ailleurs interdite par les autorités.
Dans la plus stricte intimité, ce sera directement la mise en terre.

Quand la crise sanitaire deviendra un mauvais souvenir collectif, si les membres de ma famille désirent se réunir un dimanche matin au cours d'une messe, libre à eux d'en prendre l'initiative. Mais entre-nous, cela me paraît bien secondaire car l'Après Crise les accapara pour reconstruire une normalité.

Si Dieu existe, il ne me reprochera pas ce rappel à la laïcité et à la séparation du sacré et du profane. Ma vie est en effet sacrée, mais ma mort sera profane et ma tombe un espace laïque en pleine terre tout-à-fait temporaire pour 15 ans.