dimanche 26 avril 2020

PRIX DE LA RECHERCHE CONTRE LE VIRUS

Rassurons-nous : les idées les plus simples sont les plus géniales !





Se laver le corps du Covid-19 est tellement évident que l'avenir radieux débarrassé de toute crainte est assuré : il suffit d'écouter l'éminent professeur de médecine Donald TRUMP qui déclare très sérieusement le 23 avril pendant sa conférence de presse une perspective très intéressante !

"Je vois un désinfectant assommant le coronavirus en une minute ! Et est-ce qu'il a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l'intérieur du corps : presque un nettoyage ? Comme vous le voyez, ça pénètre dans les poumons avec un énorme effet. Il serait intéressant de vérifier... 
Les ultraviolets ou une autre lumière très puissante qu'on projette à l'intérieur du corps...supposer qu'on mette de la lumière dans le corps, ce qu'on peut faire avec un scanner... Je pense qu'il faut le tester... La lumière tue le virus dans la minute, c'est sacrément puissant !"

Avec plus de 200 000 morts dans le monde dont 53 000 aux Etats-Unis, les Américains reconnaissent-ils au moins leur chance inouïe d'avoir "La Lumière du Monde" comme président ?

Merci Monsieur Trump, si j'attrape le covid-19, je bois immédiatement un litre d'eau de javel, je tue effectivement immédiatement cette vacherie certes ! 
Mais, monsieur le Président, la mort me brûle d'un feu intérieur dans d’atroces souffrances : Vous me donnez une idée marrante pour me suicider dans lumière et quitter la vie dans la joie...En attendant, protégez bien vos yeux de toute Lumière Monsieur Trump car on a vraiment besoin de votre vue géniale...

J'espère que ce singulier chercheur décrochera le Prix Nobel de Médecine... ou  un autre prix, mais devinez lequel ? 
Il est génial ! NON !
Ce n'est qu'un homme après-tout... Mais il est à la tête de l'Etat le plus puissant de notre planète... (Jean Louis Richard)

dimanche 29 mars 2020

L'HUMOUR EST-IL PERMIS ?


Mes doutes, je ne résiste pas à les exprimer ! 
Comme tout faux jeton j'en ai honte ! 






Mais moi aussi je tiens à vous rassurer : les virus sont aussi vieux que les bactéries et tant qu'il y aura de la vie ils nous emmerderont car ils sont très intelligents comme nos élus et savent muter... Pas nous !

 Mais au moins, nous aurons dorénavant tous des masques...
Merci Monsieur le Premier Ministre ! 




Mais comment croire que la science sera plus forte que la nature ?
Comment croire que nos frontières nous protègent  qu'elles soient fermées ou contrôlées?
Mon humour est bien noir, j'en conviens... mais la réalité n'est pas transparente non plus.


-Mais 90% des programmes sont nuls... Tout va bien Mme la marquise !-

vendredi 27 mars 2020

FEMME-FEMME- Je vous aime !

-Aquarelle-pastel-encre de chine-


"Profitant" du confinement, ce dessin symbolise, après un mois d'arrêt, le retour du désir pictural. 

Sans me casser la tête, inspiré par Paul Klee, je l'ai improvisé sans savoir où j'allais... Est-ce bon ? Je ne sais... 

Il faut me déposséder de ce dessin pour soit l'aimer peut-être ? 
Soit le mettre au rebut, sans doute ?

 Mais ce qui compte c'est m'amuser en toute simplicité et ne pas m'ennuyer sans contact extérieur depuis le 28 février et mon retour d'hôpital le 10 mars...

Le "Covid-19" implique un confinement d'au moins un mois, la suppression de tous mes engagements, l'absence de rencontre avec la famille et les amis et cette situation inédite renvoie à l'essentiel.

J'ai envie de peindre, d'écrire sans garde-fou et de me battre contre les pseudo-intellectuels qui pensent détenir la Vérité, la Justice, la bonne Conscience, les clefs de l'Art... Ils croient décoloniser l'expression artistique, établir l'égalité homme-femme,imposer un rapport de force en faveur des minorités...
Heureusement pour moi, ces féministes, ces antiracistes, ces révolutionnaires de tous poils ne visitent pas mon blog. 
Les défenseurs des minorités ethniques  ne vont pas me tomber dessus... 
Je ne suis pas un artiste assez réputé pour les intéresser et qu'ils me dénoncent comme un facho, un raciste.

Malheureusement, toutes les expositions auxquelles je devais participer sont évidemment supprimées. J'avais l'intention de provoquer les tenants de la tyrannie pseudo-intellectuelle actuelle en présentant des réalisations à contre-courant... C'est partie remise.

Mais je publie, ci dessous, ce que je pense même au risque de passer pour ce que ne suis pas.

LA NOUVELLE TYRANNIE INTELLECTUELLE

Autrefois, l'Eglise dominait l'ordre moral en Occident et imposait une censure. 
Ce temps est fini mais une très inquiétante mode de pensée envahit, via le monde anglo-saxon, l'espace de la création artistique, littéraire, philosophique. 

Il y en va de la liberté tout simplement.

Dans ma famille, des neveux et des nièces se réclament de ces mouvements au nom de la modernité et du gauchisme révolutionnaire.
Je déteste cette tendance de faire table rase des apports culturels certes contradictoires mais bien réels de notre passé.

Prétendre réécrire, mettre à l'index, relire, interdire au nom du progressisme est une censure insupportable mais de plus en plus pratiquée par les milieux pseudo-intellectuels qui se masturbent les méninges faute d'authentique esprit créatif.

Je ne résiste pas à citer Leo Muscato qui a osé mettre en scène à Florence une version "féministe" de Carmen : "Le directeur du théâtre voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen car il estime qu'à notre époque, marquée par les violences faites aux femmes, il n'est pas concevable d'applaudir le meurtre de l'une d'elles." C'est donc Carmen qui tue don José et non celui-ci par jalousie la jeune bohémienne !  

On décroche dans certains musées des œuvres jugées racistes ou antiféministes. Par exemple la National Gallery de Londres a affiché des panneaux dénonçant  Gauguin "tirant parti de sa position d'Occidental privilégié pour profiter de toutes les libertés sexuelles."

Encore plus significatif de la masturbation intellectuelle incroyable du moment : le très sérieux président du musée du quai Branly, Stéphane Martin, qui n'est pourtant pas idiot déclare :"je souhaite que le musée se colorise, nous sommes trop blancs !"

Je ne rêve malheureusement pas : Marine Bachelot Hguyen, auteur et metteur en scène écrits au masculin ne lui en déplaise, transforme l'essai en imaginant " faire émerger les mécaniques ambiguës du racisme occidental, incarné par un godemiché translucide." Elle prétend rendre "sensible les théories féministes, antiracistes, décoloniales dans des luttes motivantes qui fassent avancer l'égalité homme-femme."

Enfin, incroyable mais vrai,  Kader Attia accuse l'Occident d'avoir créé l'image virtuelle "d'un arabe sanguinaire et fourbe, ou d'un noir anthropophage." Selon lui, si Daesh se met en scène d'une manière si barbare, c'est parce que les occidentaux regardent les orientaux comme de cruels montres. 

Ce renversement culturel d'une prétendue élite intellectuelle gauchisante est tellement outrancière que l'on pourrait en rire mais c'est grave car destructeur des repères historiques, politiques, artistiques de notre temps. 

L'histoire du cinéma, du théâtre, de la littérature, des arts plastiques, lyriques s'inscrit dans un milieu, une époque, une sensibilité et doit donc être respectée en tant que patrimoine culturel.

Ce ne sont plus les affreux conservateurs catholiques qui censurent. 
La production artistique est révisée par le radicalisme des antiracistes et des féministes qui se réclament du gauchisme idéologique. 




C'est un paradoxe car sous le prétexte de combattre les préjuges racistes et sexistes, de défendre les minorités, ils prétendent "décoloniser les arts". 
Les féministes veulent liquider la domination des mâles en instituant un universalisme humain où il n'y aurait plus de distinction entre le sujet et l'objet, entre un petit garçon et une petite-fille, entre un paysan et un industriel, entre un blanc et un noir....

"Homme + femme = vie", cette formule vieille comme le monde,  moteur de la création, cet espace, cette différence devient l'ennemie du progrès.

Pourtant l'art ne doit pas se soumettre  à un jugement moral ni à une évaluation idéologique. 

L'appropriation de la beauté est narcissique dans le milieu où vit l'artiste, dans un espace-temps avec un sujet et un objet. Ce n'est pas une lutte idéologique car celle-ci n'est qu'éphémère, illusoire et soumise à la tyrannie dominante. 
L'art est avant tout l'expression d'une liberté assumée. 

Souvent à contre-courant, c'est pourtant l'art qui restera le témoin d'une époque. Souvenons-nous par exemple de l'Impressionnisme du XIX° siècle...

Je ne me sens donc pas coupable d'être un homme, blanc, privilégié non marginalisé. J'assume pleinement ma condition sociale qui m'a ouvert à la culture occidentale, à son histoire même avec tous ses excès, ses crimes, ses convulsions sociales. 

Je suis né au temps des fours crématoires de la Shoah mais je ne me sens pas coupable de crime contre l'humanité. 

J'ai vécu la guerre d'Algérie mais je ne suis nullement responsable de ses atrocités. 

Je suis blanc dans mon pays et je l'assume sans me sentir raciste et je respecte les minorités.

Enfin, l'Histoire n'est pas coupable ! La repentance est une vaste connerie !

Aujourd'hui je mesure la chance d'être Français mais je respecte aussi toutes les autres cultures car elles sont une part d'humanité. 

Heureusement la différence est au cœur de la vie. 



Cette différence nous la vivons harmonieusement avec mon épouse depuis 50 ans. Depuis 13 jours nous sommes confinés par les mesures sanitaires contre le virus Covid-19 dans un vis-à-vis qui renforce notre cohésion, notre complémentarité et notre admiration d'avoir l'autre comme miroir. C'est la confiance de l'amour réciproque mais heureusement nous- nous surprenons toujours dans nos différences. C'est le mystère de la vie de couple réussie. 

Pas question de libération de la femme (ou de l'homme) entre nous car depuis toujours la liberté et la responsabilité nous habitent avec le plaisir de vivre. Nous ne sommes pas dans un rapport dominant-dominé mais dans celui de la différenciation complémentaire et indispensable de l'un à l'autre.


Si cette dérive idéologique antiraciste et féministe complètement démente devient dominante, l'Occident est foutu ! En attendant nous trinquons à votre santé !



mardi 24 mars 2020

INCERTITUDES-ISOLEMENT-ATTENTION

Le silence est impressionnant, sidérant, renversant tous les repères et nous met face à un inconnu stupéfiant.

Mais au moment même du confinement, je redécouvre ce qui me relie profondément à la nation à travers une solidarité unanime avec nos forces de santé, de sécurité, de services publics,de la chaîne alimentaire.

Cette cohésion du pays très concrète montre que les français sont responsables et comptables de l'attention aux autres, aux plus fragiles, à leurs voisins, même si une naturelle anxiété aurait pu les plonger dans un égoïsme individualiste.

Dans le silence de nos villes, des hommes et des femmes sont engagés pour nous sauver.
Les visages masqués de nos soignants fidèle à leur vocation, les policiers sans masque patrouillant et verbalisant les irresponsables, les employés des chaînes alimentaires travaillant la peur au ventre, les responsables politiques prenant des décisions, les chercheurs infatigables, les éboueurs... montent qu'ils sont en première ligne et que nous leur devons notre avenir.


Et le désir de peindre dans tout cela ?
L'artiste peut devenir un témoin si l'actualité l'inspire. 
Comment exprimer des ressentis contradictoires : l'isolement, le silence face à l'élan de solidarité ? 
Pour le moment je ne le sais pas..
Toutes mes certitudes sont à terre..
Je pensais peindre un beau nu au milieu de fleurs pour évoquer la fragilité d'une vie éphémère : Pourquoi pas ?
Mais face à la progression exponentielle du covid-19 ce serait une provocation bien désuète alors que la France est à l'arrêt... 
Mes pinceaux sont donc au repos tant qu'une frénésie créative ne s'empare de mon esprit. Je pensais faire le portrait d'une jolie infirmière masquée, mais là encore faut-il que l'esthétique soit au service de la cause.
Peut-être devrais-je rompre avec ce que je peins d'habitude ?
Comme tant de français, je suis un peu, beaucoup, désorienté, démuni mais "Je reste chez moi !"

samedi 21 mars 2020

COVID-19

Les musées fermés, les ateliers artistiques suspendus, la pandémie du coronavirus stoppe nette toutes les expositions programmées avant l'été.
Bien sûr ce sont des moindres maux face à la terrible menace de plusieurs milliers de morts annoncés.

Chaque artiste reste donc chez lui confiné, s'il continue à chercher, à imaginer, à créer, il le fait différemment car il se concentre sur lui-même.

Cette situation est paradoxale car un peintre dessine une "oeuvre" destinée à être vue, un chanteur s'exprime pour être entendu et un artiste n'est pas fait pour se replier sur lui-même.

Obligé de rester chez moi sans contact autre que mon épouse, j'en profite pour ouvrir une nouvelle rubrique consacrée au rapport entre l'art et la culture biblique.

Sur un plan personnel, j'ai annoncé à ma famille que si la mort me choisissais durant cette crise, je ne souhaitais pas passer par le circuit habituel d'une célébration religieuse d'ailleurs interdite par les autorités.
Dans la plus stricte intimité, ce sera directement la mise en terre.

Quand la crise sanitaire deviendra un mauvais souvenir collectif, si les membres de ma famille désirent se réunir un dimanche matin au cours d'une messe, libre à eux d'en prendre l'initiative. Mais entre-nous, cela me paraît bien secondaire car l'Après Crise les accapara pour reconstruire une normalité.

Si Dieu existe, il ne me reprochera pas ce rappel à la laïcité et à la séparation du sacré et du profane. Ma vie est en effet sacrée, mais ma mort sera profane et ma tombe un espace laïque en pleine terre tout-à-fait temporaire pour 15 ans.

vendredi 13 mars 2020

SALON DE PRINTEMPS - MONTVILLE



Malheureusement, confiné chez moi suite à une hospitalisation, cette année je ne peux pas participer à cette exposition locale.

Trois amies, Evelyne Le Bris, Corinne Bulard de l'atelier "Art et Toiles de Bosc-Guérard",et Nadine Lecoutey-Viel de "l'Atelier d'André Le Noir,  y exposent leurs œuvres.

Je devais y crocher deux aquarelles dont ma dernière représentant ces cavaliers afghans. Tant pis, ce sera pour le prochain salon... 

dimanche 23 février 2020

PÉRIODE INTENSE

Il y a un temps pour peindre et un autre pour exposer.
Je suis dans l'entre deux car j'ai des commandes à honorer tout en préparant cinq salons d'arts plastiques où je suis invité cette année.




Ne croyez pas que c'est la grenouille de monsieur de la Fontaine qui voudrait se faire aussi grosse que le bœuf.
Ce n'est qu'une convergence d'occasions de montrer au public la production de mon loisir.

Mais ces expositions orientent les thèmes créatifs car il faut honnêtement reconnaître que l'acrylique, l'aquarelle, le verre coupé-collé me permettent de communiquer avec les visiteurs des expositions.



Je prends en effet autant de plaisir dans la création que dans la présentation et c'est bien le culte de Narcisse qui m'habite. L'expression artistique n'est en rien la révélation d'une modestie que l'on voudrait afficher. Ce serait hypocrite de le nier. Et le photographe Gi-Heff en me prenant en photo a eu le mérite de me renvoyer au miroir de cette réalité.



Pour autant, l'artiste en moi connaît ses limites et ne se prend pas pour le centre de l'univers. Être réaliste n'entrave pas l'amour de soi-même.

En aimant partager avec d'autres mes passions, c'est aussi leur rendre ce que la nature a privilégié en moi. 
Car mon centre du monde ce sont les autres que j'aime découvrir en soulevant un peu le voile de leurs mystères.
Cette curiosité pour les comprendre  est ce qui canalise mes tendances narcissiques mais je ressens aussi parfois leur agacement. 
J'aime  présenter les autres artistes sur ce blog et pour cela il me faut découvrir l'essence de leur expression artistique... Mon métier de psychagénésiste reposait sur l'observation pour cerner le profil d'une personnalité, d'un comportement avant de définir un programme d'apprentissage psychomoteur et d'insertion sociale. De ce passé professionnel me reste cette envie de découvrir les ressorts d'une motivation et d'une expression artistique. Mais parler des autres suppose aussi respecter avant tout leur volonté.




Voilà donc aussi pourquoi j'aime être invité à participer à un salon d'arts plastiques.

samedi 22 février 2020

LE REVERS DE LA MÉDAILLE

L'affaire Griveaux a un mérite car elle démontre l'impuissance de la LOI pour expulser un réfugié politique s'il n'a pas commis un acte terroriste sur notre sol.


Mais comment se fait-il que l'on accorde ce statut en France à un activisme anarchiste sado-masochiste qui se prétend "artiste engagé"?

J'aime comprendre les ressorts d'une personnalité avant de penser comme l'immense majorité de mes concitoyens que "la première des choses à faire, c'est de mettre Piort Pavlenski dans un avion direction Moscou !"

L'individu se présente comme un adepte de "l'art politique" et de l'anarchie. Celle-ci est un modèle idéal impossible à réaliser face tout pouvoir institutionnel. 
Ses prétendues "œuvres" sont autant de provocations que le miroir d'une psychopathologie perverse.



  • En 2012, il se coud les lèvres en soutien aux "Prussy Riol" condamnées pour une prière "Punk" blasphématoire dans la cathédrale de Saint-Petersbourg. 
  • En 2013, il s'enveloppe nu dans du fil barbé pour dénoncer la politique répressive de Poutine; il se cloue le scrotum sur un pavé devant le mausolée de Lénine pour secouer la passivité de la population face à la police.
  • En 2014, il escalade nu le mur d'enceinte du centre Sertiski, se coupe le lobe de l'oreille droite pour protester contre l'utilisation politique de l'internement psychiatrique. 
  • En 2015, il met le feu aux portes du FSB qui terrorise la population russe.
et tout ça au nom de sa prétendue liberté d'expression artistique !

On le voit, ce "sympathique" russe formé à l’Académie d'Art et d'Industrie Stieglitz de Saint-Petersbourg puise son inspiration socio-politique dans les tréfonds de son mal-être personnel avec le désir inassouvi de détruire toute autorité.



  • Ayant obtenu le statut de réfugié dans notre pays, celui de la liberté de penser et d'agir, il ne se tient pas tranquille et replonge dans la délinquance en s’appropriant une maison du 19° arrondissement de Paris, il est soupçonné de violences avec armes, il déverse de l'essence sans les entrées de la Banque de France et met le feu.
  • Il justifie cet acte toujours avec son idéologie fumeuse : " La Bastille a été détruite par le peuple révolté. Le peuple l'a détruite comme symbole du despotisme du pouvoir. Sur ce même lieu un nouveau foyer d'esclavage a été bâti...La Banque de France a pris la place de la Bastille. Les banquiers ont pris la place des monarques... La renaissance de la France révolutionnaire déclenchera l'incendie mondial des révolutions."
  • Enfin à l'origine du site "Pornopolitique.com", en 2020, il met en ligne une vidéo coquine tournée par Benjamin Griveaux lui-même dont on connaît les conséquences. 
  • "L'artiste" dénonce les mensonges des hommes politiques qui se réclament des valeurs familiales traditionnelles alors que leur vie "sexuelle" serait dépravée. D'une imbécillité individuelle et particulière, Piort Pavlenski en fait une généralité.
Oui sans doute, la France ne doit pas s'encombrer avec ce genre d'individus irrécupérables idéologiquement dans une démocratie représentative. 

Si l'art est parfois une arme politique justifiée, je ne ressens pas ce triste sire comme un artiste mais comme un dangereux névropathe qui n'a rien à faire chez nous. Qu'il aille se clouer les couilles à Moscou m'indiffère complètement mais qu'il nous foute la paix ou qu'il dégage ...

Même si Piort Pavlensky est une sorte de fou, on ne peut pas lui pardonner de dire ses speudo-vérités dans un pays d'accueil qu'il devrait aimer et respecter.

Cependant, il a le mérite de nous révéler clairement les limites de nos lois sur les droits de l'homme. C'est le revers de la médaille.

jeudi 20 février 2020

LE VOILIER CHOISI




Première version


Deuxième version

La commande d'un voilier  voguant dans une mer agitée est réalisée; mon cardiologue me fait l'honneur de choisir la deuxième version pour décorer son cabinet médical.
Encore faut-il qu'une fois accroché ce tableau lui plaise toujours ? Je suis toujours un peu inquiet quand j'offre un tableau.
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Ce tableau est agréé et accroché. Il sera donc vu par de nombreux patients et j'espère qu'il les apaisera... 



En tout cas, pour l'artiste amateur que je suis, c'est un immense honneur et je remercie mon cardiologue..

samedi 8 février 2020

MES COMBATTANTS


Réalisée dans l'atelier "ART & TOILES de Bosc-Guérard-Saint-Adrien", cette acrylique représentant des poissons "Combattants" s'accouplant, m'a permis de m'aérer les méninges de quelques soucis. 

C'est beau l'amour et je n'ai pas résisté devant cette expression de la vie...On prend son pied comme on peut à mon grand âge...

Mais, cet après-midi, il me manquait plusieurs tubes de couleurs donc j'ai choisi un modèle à dominante rouge pour réaliser cette composition. C'est le matériel disponible qui m'a imposé le choix de ces couleurs.

Travail fut très amusant car limité par la gamme des couleurs. 

Passer le jeudi après-midi à peindre avec quatre autres artistes talentueuses est une stimulation et une détente dont je ne peux plus me passer et rien de mieux que de tisser des liens cordiaux et complémentaires quand on partage une passion.

dimanche 26 janvier 2020

AU DELÀ DES LIMITES

André LE NOIR, mon professeur aquarelliste, me pousse au delà de mes limites techniques en me faisant dessiner et peindre ces cavaliers afghans. 

C'est en effet un exercice redoutable qu'il m'imposa pour que je "progresse".



Ai-je réussi ? 

Je n'en sais franchement rien mais il me reste un fond de frustration car j'ai l'impression de n'avoir rien maîtrisé en subissant que les contraintes d'une photographie de format très réduit. 




Le bouzkachi ou bozkachi est en effet une activité équestre collective. C'est le sport national en Afghanistan et il est également pratiqué dans plusieurs pays d'Asie centrale et du Moyen-Orient : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Pakistan, Iran, Kirghizstan.
Deux équipes s'affrontent avec le  but de récupérer une carcasse de chèvre décapitée dans le cercle du centre et d’aller contourner un drapeau pour ensuite la déposer dans le cercle de son équipe. 
Ce n'est pas si simple que ça car si on ne peut pas fouetter volontairement un adversaire ou le faire tomber de son cheval, outre ça, tout est permis. 

C'est un sport de combat par équipe joué durant 90 minutes ou plusieurs jours. 




Les "Talibans", quand ils prirent le pouvoir en 1996, avaient interdit ce sport pour lequel les peuples d'Asie centrale se passionnent. L'obscurantisme idéologique de ses extrémistes n'a pas de limite ! 

Bien sûr le bouzkachi est une pratique pour le moins viril mais comme la Corrida, elle est au cœur d'une tradition ancestrale qui en réalité canalise la violence. Il vaut mieux que les sports de combats la libère et la contrôle que des situations d'émeutes populaires imprévisibles avec les pires exactions.
« On choisi dans le troupeau un bouc. On l’égorge. On lui tranche la tête. Pour alourdir sa dépouille, on la bourre de sable, on la gonfle d’eau. On la dépose dans un trou creusé que la toison affleure le sol. Non loin du trou un petit cercle est tracé à la chaux vive. Et il porte le nom de hallal qui, dans la langue turkmène veut dire cercle de Justice. Et sur la droite du hallal on plante dans la steppe un mât. Et sur sa gauche, un autre. A égale distance. Pour la longueur de cette distance , il n’y a pas de règle. Elle peut exiger une heure de galop ou bien trois ou bien cinq. Les juges de chaque bouzkachi en décident à leur gré ». « les cavaliers se rassemblent autour du trou…au signal d’un juge, ils se jettent sur la carcasse décapitée. L’un d’eux s’en saisit, s’échappe…..il s’élance vers le mât sur la droite. Car la dépouille du bouc doit en faire le tour, puis passer derrière le mât placé sur la gauche, et enfin arriver jusqu’au hallal » (extrait du roman de Joseph KESSEL Les Cavaliers aux éditions Gallimard)

Pour mon aquarelle, je fus sans arrêt confronté à mon ignorance et donc à des choix hypothétiques.

Mais ce qui est sûr, c'est que j'ai appris un peu mieux l'au delà des possibles...

J'ai donc beaucoup hésité avant de mettre en ligne cette aquarelle de 60 X 40 cm.


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L'ANGE OUBLIEUX

La commande de ma sœur Elisabeth est un sacré défi  car il s'agit de copier "l"Ange Oublieux" que Paul Klee réalisa  en 1939 peu avant sa mort.
C'est un dessin réalisé au crayon à main levée en trait continu. 

De sa simplicité apparente on pourrait croire qu'il est facile à copier. 
Hé bien non !  car Paul Klee traçait son dessin d'un seul jet et celui qui le copie essaie tant bien que mal retrouver cette spontanéité. Autant dire que ce n'est pas possible.
J'ai travaillé sur une feuille 21 X 29,7 cm pour le réussir. Dans un,format plus grand mon trait manquait de continuité. 

Outre le respect scrupuleux du modèle, il fallait que chaque trait soit fait d'un seul jet. Facile à dire, très difficile à réaliser. J'ai donc choisi ce format car ma main pouvait répondre à  ces exigences techniques.

J'en ai réalisé une série à la mine de plomb, crayon gras, feutre, encre de chine et même en gravure sur aluminium.
Je trouve que c'est le dessin  au crayon gras qui ressort du lot et que j'ai encadré (ci-dessous).


Paul KLEE (1879-1940) de père allemand et de mère suisse,  est un artiste peintre-dessinateur-graveur et écrivain.

Professeur à l'école d'architecture et d'art de BAUHAUS (Weimar) dont il fut chassé par les nazis en 1930); il migra en Suisse en 1933. 

Il développa dans son oeuvre une force créatrice fondée sur la liberté en accord avec une de ses formules devenue célèbre : "L"art ne reproduit pas le visible, il rend visible."

C'est que je ressens effectivement devant cet "Ange Oublieux", avec l'intuition mystérieuse, cachée, d'un artiste sentant sa fin proche rendant aux traits hiéroglyphes les signes symboliques d'une spiritualité profonde. L'artiste dessine pour lui-même et exprime son ultime ressenti.

Cela me donne envie de découvrir mieux cet artiste et son oeuvre.








dimanche 19 janvier 2020

MES PETITES SOURIS



S'il vaut mieux éviter de jouer au chat et à la souris avec autrui mais concevoir un jeu sur ce thème pour mes petites-filles est un plaisir que je ne résiste pas à partager. 

Ce n'est pas de l'art mais simplement un petit travail manuel, du bricolage, réalisé en bois peint à l'acrylique, des scoubidous,  un cube reconverti en dé décoré et une boîte insonorisée avec de la mousse et recouverte d'aluminium gravé pour figurer le cône et ranger le jeu. 

C'est le jeu du chat et des 6 petites souris, que j'avais acheté il y a 45 ans pour mes enfants que j'ai reproduit à une échelle plus grande pour jouer en famille.

Je n'en ai pas trouver sur Internet un exemple ce qui laisse le champ libre à la conception et à la règle du jeu.

Mes enfants et petits-enfants raffolent de ce jeu visuel demandant de l'attention et de la rapidité. Les jeunes sont très souvent beaucoup plus vifs que les adultes et c'est vraiment rigolo de partager un bon moment ensemble.


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JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS



Pour laisser croire au 6 petites souris qu'elles s'en sortiront, la règle est simple : 


  1. · La partie se joue en 3 ou 5 manches selon le choix des joueurs.
  2. · Le nombre de joueurs (les chats) peut varier de deux à 6.
  3. · Un joueur représente les souris. Il fait rouler le dé aux 6 faces de la couleur de chaque souris. 
  4. · Le chat le plus rapide attrape à la main la petite souris de sa couleur.
  5. · Si un chat se trompe de souris, il doit en remettre une dans le jeu. 
  6. · S'il n'en a pas encore, quand il en attrapera une autre, il doit la laisser en jeu. (On peut éventuellement décider qu'il est éliminé de la manche).
  7. · La dernière souris a une chance de s'en sortir si le dé joué 3 fois sa couleur ne sort pas.
  8. · Le gagnant est le chat qui a attrapé les plus grand nombre de souris en marquant un point par souris
  9. · Si la dernière souris est sauvée, c'est l'ensemble des 6 souris qui gagne la manche avec 6 points.
  10. · A la fin des 3 ou 5 manches, le classement est établi pour chaque chat en tenant compte aussi des points de l'ensemble des souris.

  Cette règle n'est pas officielle, je l'ai inventée et improvisée. Elle peut donc être simplifiée selon l'âge des enfants engagés dans la partie.


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 Le grand-père que je suis, devenu un vieux chat trop lent, perd toujours mais s'amuse beaucoup.

Si rien n'est artistique dans cette réalisation, elle n'en demeure pas moins une petite expression ludique et j'ai hâte de jouer avec mes petites-filles et sans doute leurs parents.

vendredi 17 janvier 2020

L'ART DE MOURIR



Mon corps fatigué a besoin de quelques fantaisies car j'aime la vie sans avoir peur de mourir bientôt... 

Ce bientôt, j'y pense tous les jours sans angoisse car l'ayant frôlé plusieurs fois, ayant accompagné beaucoup de mes proches dans cette ultime phase de la vie, je ne l'ai pas ressentie comme effrayante. 
Je n'ai aucune certitude métaphysique car tout simplement je ne sais pas ce qui m'attend : le néant ou la lumière ? 

Pourquoi donc être inutilement anxieux et s'encombrer l'esprit de ce que l'on ne peut qu'attendre inéluctablement ?
Alors la première chose que je fais en ouvrant mes volets le matin, c'est de dire merci à la vie et à la chance de la partager avec ceux que j'aime.

Rendre visible l'invisible qui m'habite et qui me fait douter, c'est ce qui me pousse à peindre, dessiner, sculpter et écrire. 

Culturellement l'expression artistique soulève le voile sur quelque chose qui dépasse mon entendement.  



Ici bas je me sens insaisissable car j'habite le présent, mais en traduisant mes émotions picturalement j'habite déjà le royaume des morts car mes compositions resteront dans ma famille, chez mes amis, enfin un certain temps avant d'être oubliées jusqu'à mon nom... Mes créations dites artistiques sont en fait mon art de mourir. Je reconnais que cela manque de modestie et affiche une prétention très narcissique car que suis-je ?

J'évoque souvent avec le sourire cette éventualité de mourir bientôt devant mes amis. Leur réaction est révélatrice de leur angoisse face à cette échéance inévitable. Ils essaient de l'oublier, de la nier, de la repousser loin d'eux mêmes... 


Ils n'apprécient pas du tout mon humour. Pourtant, nous naissons, nous vivons, nous mourons tous et autant le prendre avec philosophie. 



L'auto-portrait de Picasso face à la mort;illustre ce que je ne ressens pas : cette angoisse hallucinée et terrifiante. 
Mais attention ! La mort n'est pas rien car qu'il y a-t-il de plus précieux que de vivre ? 

Ce qui me fait vraiment peur, ce sont la souffrance et la mort de ceux que j'aime. Car n'étant pas du tout dépressif, je ne me considère pas comme le centre de l'univers. Ce sont les autres et ma relation avec eux qui le sont.



Le chef d'oeuvre qui me touche le plus sur ce thème est celui du peintre Théodore Géricault '1791-1824)  avec son "Radeau de la Méduse". La mort y est figurée sans artifice mais avec à l'horizon un navire symbole de l'espérance et du salut pour les naufragés.

Et si je suis un peu artiste à mes heures c'est pour rendre paisible le moment de la vie en lui laissant peut-être une petite trace pour l'avenir.





Marc LAMBRON de l'Académie française dans son "Carnet de bal" page 385, livre une clef de ce que je ressens : "L'art est là pour faire entrevoir que le ciel sera toujours plus grand que nous."